|
|||||||||
| |||||||||
|
Concert de soutien au GISTI le 7 avril 1999 Point d'alternative à l'ouvertureIl y a plus de vingt ans, désormais, que la « maîtrise des flux migratoires » est devenu l'objectif prioritaire des pouvoirs publics au point de tenir lieu à lui seul de politique d'immigration. Au nom de la maîtrise des flux migratoires, qui supposait au départ uniquement de stopper toute immigration nouvelle de travailleurs, on a fermé les frontières, on a instauré des contrôles de plus en plus draconiens à l'entrée du territoire, on s'est efforcé de colmater toutes les brèches par où les « flux » pourraient encore pénétrer : d'où les entraves mises à l'entrée et au séjour en France des membres de famille, des étudiants, des demandeurs d'asile, des simples visiteurs, des conjoints de Français, soupçonnés d'être de faux étudiants, de faux demandeurs d'asile, de faux touristes, des conjoints de complaisance. L'obsession du verrouillage s'est ainsi accompagnée de l'obsession de la fraude et, parallèlement, de l'obsession de la clandestinité. Si l'on veut interrompre l'escalade de la répression, il faut accepter de remettre en cause ce qui est à la racine même des dérives que nous dénonçons, à savoir la fermeture des frontières. Il faut avoir le courage de s'attaquer au dogme qui présente celle-ci comme inéluctable et de poser l'ouverture des frontières comme une hypothèse non pas irréaliste ou irresponsable mais à explorer sérieusement. Aujourd'hui où tout circule : les marchandises, les capitaux, les informations, les idées..., est-il réaliste d'admettre que seuls les hommes ne puissent pas circuler librement ? N'est-il pas important, de surcroît, de réaffirmer que la liberté de circulation, la liberté de chacun de vivre où il veut, avec qui il veut, est un droit fondamental de l'homme, qui ne doit pas être systématiquement sacrifié aux prérogatives souveraines et aux politiques protectionnistes des États ?
Quelques mensonges L'hypothèse de l'ouverture des frontières paraît d'ailleurs moins irréaliste dès lors qu'on se donne la peine de rappeler les mensonges sur lesquels repose la politique dite de fermeture des frontières, ses contradictions et ses effets pervers :
Ainsi, non seulement l'ouverture des frontières doit être considérée comme une hypothèse réaliste, mais on peut même se demander, plus radicalement encore, s'il y a une véritable alternative à l'ouverture des frontières. Extrait de la revue du Gisti Plein Droit n° 32, juillet 1996
Dernière mise à jour :
17-07-2000 23:52. |